La question du mois: aimer ou ne pas aimer Noel?

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décembre 8, 2012 par camillelopes

Noël, c’est vrai, c’est sympa, il neige, y a des mandarines et des noix (ma passion) à profusion et du chocolat chaud à gogo, mais ça peut être aussi un peu casse-tête. Qu’on ait pas de sous, pas d’idée, les deux, qu’on cherche une alternative à la sempiternelle cravate pour papa et/ou qu’on culpabilise un peu de se retrouver à la Fnac un 23 décembre à 18h45 pour trouver le cadeau bouche trou qu’il nous manque pour le beau-frère de tatie Suzette, c’est pas forcément le pied.

Me concernant, je suis un peu tiraillée entre une certaine tendresse un peu enfantine pour les fêtes et le jour de Noël, et un rejet du côté survolté, très consommateur et gaspilleur de la période.

Mon (grand) côté enfant se réjouit à l’idée de vider les paquets de papillotes Réveillon devant Mary Poppins/ Love Actually (« parce que c’est noel », et c’est bien connu, à Noel, tout est permis), de faire une orgie régressive de cocooning chez pôpa-môman, de se promener dans des jolies rues toutes illuminées, de trouver LE cadeau qui plaira à Jean-Michel et Odette, de se réveiller tous les jours avec un sapin dans le salon qui clignote, et de regarder « Le père noel est une ordure » à la TV.

Parce qu’on a tous en nous une part de la fille dans Edouard aux mains d’argent à Noel.

À côté de ça, je l’avoue, mon côté écolo partisan de la sobriété joyeuse s’énerve devant les lumières omniprésentes, incessantes et clignotantes, le papier cadeau arraché sans être regardé qui part à la poubelle direct, la profusion de bouffe qu’on n’arrivera jamais à manger en entier (spéciale dédicace aux douze buches dont on ne peut plus manger une bouchée après 4 repas), les cadeaux inutiles qu’on a offert/qu’on reçoit, le millième livre dont on a pas besoin, et le vilain pull qu’on mettra jamais que nous a offert tata Mireille.

La fille flemmarde peste de ces prises de tête pour trouver des idées de cadeaux qui feront plaisir, et celle en examens le temps que ça prend d’y réfléchir.

L’étudiante fauchée pleure sur le trou financier que la période engendre (travailler plus à côté des cours pour manger ET offrir plus de cadeaux à Noël).

Pour l’agnostique, c’est la traditionnelle réflexion sur la pertinence de participer à une fête religieuse, en particulier la naissance du petit Jésus.

La végétarienne, ça, on verra plus tard (la déprime d’avance de savoir qu’on va rien manger à part des patates et des haricots verts, la famille qui te demande si « Pour noel, tu peux pas faire un écart? », la fête aux crustacés, le foi gras, etc etc). C’est prévu, vous inquiétez pas, vous n’y couperez pas! 😉

Bref, pour la personne que je suis, Noël, c’est un peu le dualisme annuel et les disputes internes qui vont avec (« Non, pas de Ferrero, y a de l’huile de palme », « Pas non plus de chokobon, y en a aussi », « Zut cette super écharpe pour papa est made in China. QUOI, elle coûte en plus 89€?! », « Rha, déjà 19h15, tant pis, je passe à Celio vite fait », etc etc…).
Et donc, Noël, c’est pas forcément la période qui sied le mieux à mon mélange végé-écolo-sobriéto-agnostique (oula).

Mais bon, malgré ça, on ne va pas se mentir, Noël, c’est comme la mauvaise humeur des parisiens: impossible d’y couper. C’est la tradition, et ne pas s’y plier est synonyme de mort sociale dans la famille, catalogage ad vitae eternam de « rabat-joie » et autres joyeusetés.

Alors, plutôt que de s’imposer un remake de Gollum pendant deux semaines, voyons les côtés positifs de ce moment obligé. Être en famille. Bien manger. Donner et recevoir. Bref, la base.

Du coup, je prends mon parti, afin de ne pas subir l’engouement et la frénésie générale des fêtes de noel, d’y participer moi aussi, mais le mieux possible. Comment? En offrant les cadeaux les plus éthiques et écolos possible, en essayant de peser sur le choix des menus, ou encore sur la provenance des aliments qui se retrouveront sur la table si joliment décorée.

Et, concrètement, on fait comment? Ça coûte cher? On mange quoi?

La suite, avec des idées piochées par ci, par là, arrive très vite. En attendant, n’hésitez pas à partager en commentaire vos idées de cadeaux ou de repas, je les intégrerai dans les articles qui ne vont pas tarder!

* * *

En attendant, à lire pour rigoler (un peu): 5 raisons d’aimer noel / de le détester

Et parce que Mariah résume finalement très bien ce que je voulais raconter. Bref, Mariah, c’est un peu moi. C’est cadeau.

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2 réflexions sur “La question du mois: aimer ou ne pas aimer Noel?

  1. […] y a quelques jours, je m’interrogeais sur les fêtes de Noël, s’il fallait les aimer sous peine d’être renié par sa propre famille, et donc, […]

  2. brunolito dit :

    Beaucoup de sens dans tes propos. Pour ma part j’ai choisi de faire le rabat-joie d’une part, et de ne plus faire de cadeau d’autre part. L’argent économisé est envoyé à une association pour parrainer une enfant du tiers monde jusqu’à sa majorité. Une façon efficace de lutter contre la bêtise de cette fête.

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